Ce duo de rockeurs mélange garage rock et indie dans une belle dextérité globale. Un mélange explosif aussi bien sur CD que sur scène. Après un bon décollage de leur nouvel album, et notamment une belle vitrine grâce aux plateformes de streaming.
Ils ont décidé de sélectionner un groupe américain pour faire la première partie. Dasher, ils sont 4 avec un micro au-dessus de la batterie. 2 guitaristes, un bassiste et une « drummeuse » qui a l’air plus vieille avec son look très noise. Effectivement, le groupe, en retard de 10min, ne perd pas son temps. Mais diffuse un son très noise, voir archaïque. Ils parviennent à dégager une certaine ambiance, mais sans transcender.
Paroles courtes et à bout de souffle, batterie très forte et guitares déstructurées complètement, voilà qui résume cette petite demi-heure. Le public, pas encore en nombre, applaudit chaudement. Il y a 30 minutes avant Japandroids. Une demi-heure où une marée humaine va remplir la Rotonde, comme si beaucoup avaient boudé la première partie.
Même si le concert débute avec 10min de retard, ça commence à avoir du mal à avancer dans la petite salle circulaire du Botanique.
Il est 21H10 lorsque les spots au sol et les grands parasols lumineux éclairent la scène pour nos 2 Canadiens.

On entre de suite avec l’un des hits de ce nouveau CD, le titre éponyme de l’album (on ne va pas encore réécrire ce long nom) . Les morceaux sont volontairement coupés, ou un certain roulement des temps de la batterie et accords de guitare est installé pour faire monter la tension.
Toute la salle est envoûtée par les chansons aériennes conjuguées aux lumières qui éclairent soigneusement ce haut cercle. Batteur et guitariste démontrent respectivement avec flegme et intensité qu’il maîtrisent à 200% leurs instruments.
Les titres se suivent sans pause, ou alors juste pour le batteur, David, qui « est là pour améliorer son français ». Mais tout le monde reste concentré sur la performance, chaque fin de titre est applaudie longuement comme une prouesse.

Naturellement axé sur Near To The Wild Heart of Life avec 7 morceaux sur 10 joués, Celebration Rock en reste bien représenté lui aussi. Seul manque No Singles qui ne figure absolument pas à l’ordre du jour.
Autant vous dire que même s’il y a juste 4-5 copains qui ont l’air très motivés devant, on est tous subjugués par la qualité de Japandroids en live. Le groupe possède une belle brochette de hits déjà avec ces 2 derniers albums, mais le public reconnaît aussi les quelques morceaux de Post-Nothing, le premier opus du duo. Les morceaux un peu lissés sur les voix et les coups de batterie du dernier CD, comme sur North East South West. Mais rien n’enlève le charme des compositions.
Le concert passe à vitesse grand V, que les morceaux soient moins connus, ou bien très comme Midnight To Morning, Wet Hair ou Ace Of Bar.
Après plus d’une heure non-stop, on sent un peu de fatigue, normal. Mais Brian et David ont encore de la ressource. Au final, Japandroids clôture un excellent concert de quasi 1H30 sur son désormais hit des hits : The House That Heaven Built, repris en cœur par le public bruxellois.

On sort de la salle avec un grand sourire et les mélodies du groupe encore en tête. Japandroids a en tout cas déjà la qualité musicale aussi bien sur scène que sur disque pour séduire un grand nombre de fans de rock, voir plus.
Merci à Claude Le Roux (photo 1) et Samuel Letecheur (photo 2 et 3)
Japandroids